Critiquer un album ou un jeu... Quel exercice bien difficile !
Comment puis-je donner un avis sur un dessin alors que je suis bien incapable de faire une planche de bd cohérente ?
Comment puis-je critiquer un jeu de société alors que je n'ai pas idée de la galère que ça peut être pour l' éditer ?
Qui suis je pour revêtir le costume de juge ?
C'est ces quelques questionnements qui me font arrêter de temps en temps la publication sur ce blog mais...
Il faut savoir que tous les avis postés ici sont partiellement partisans... En effet, j'ai fait la démarche d'acheter le jeu ou le livre... Je ne suis donc pas impartial !
Alors on va dire que ce blog est là pour mettre en lumière certaines œuvres, pour voir mes coups de cœurs et mes déceptions mais attention, il est nécessaire de se faire sa propre opinion !
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Leçon de chose

Leçon de choses de Grégory Mardon chez Dupuis (collection Double expresso)


Il fut un temps où Dupuis a essayé de monter une collection proche de ce que peut faire Poisson pilote chez Dargaud. Après quelques années de vie, la collection s'est perdue dans les limbes de votre libraire préféré  entrainant certains livres de qualité dans sa chute ! ! !

Ce livre en fait partie. Trouvé à moindre cout chez un discounter, cet ouvrage m'a procuré un réel plaisir de lecture en faisant raviver des souvenirs d'école disparus.
Cette histoire se passe dans un petit village de campagne où nous suivons Jean Pierre, dans sa vie d'enfant.
Bourré de références, ce récit, à la première personne, va forcément parler au trentenaire : bons points distribués par le professeur, moments de solitude, bagarre entre copains, jeux cultes... On a 80 pages réellement jubilatoires qui se terminent par une rupture triste dans la vie de notre héros. Le dessin est à contrario efficace mais pas inoubliable. Comme pour souvent dans ce type de style graphique, la couleur est composée d’aplats.
Une très très bonne lecture.

Immergés tome 2


Dans ce tome 2, Nicolas Juncker poursuit son concept de série. L’idée est simple : Suivre un équipage d’un sous-marin allemand pendant la seconde guerre mondiale. Chaque tome est centré sur un personnage.
Ce tome 2 est situé 2 ans avant le précédent. On suit la vie d’un jeune mousse nazi sur le sous-marin allemand : Oskar Kunsch. 
Entre accident, maltraitance et  flashback, cet album offre une lecture sympathique… mais…

Même si  l’histoire familiale du personnage est intéressante, la vie sur le navire est plutôt rébarbative. Le socle scénaristique est malheureusement trop proche du premier tome qui tourne autour  de Hans Lehmann.

Graphiquement, ce tome est, par contre exceptionnel. La scène où le sous-marin est heurté est une réelle trouvaille graphique. On peut dire que l’auteur nous plonge dans un magnifique huit clôt. A la lecture on a peur pour l’équipage, à la lecture on est écœuré de certaine réaction…En clair , on s’y croit ! 

Les nouveaux pieds nickelés(onapatrut)


Ça y est, les pieds nickelés sont tombés dans le domaine public … Depuis la plume de Louis Forton , ils ont voler, flamber et voyager… et ils vont continuer au 21ème siècle…

Onapratut a sorti un magnifique album collectif l’an passé sur ces 3 compères. Se frottant à des sujets d’actualité : l’immigration, le bio… On prend plaisir à découvrir une 15ène d’histoire d’une vingtaine de planches chacune. Pour une fois, lors d’un collectif, aucune histoire n’est bâclée. Des jeunes talents du 9ème art apportent une fraicheur et une narration qui m’a plus que donne envi de lire les histoires originales…

Ce livre est complété de 15 illustrations, souvent réalisées par des auteurs plus connu. Une très belle initiative, un album collectif le plus aboutit que j’ai eu l’occasion de lire… En un mot : un très bon achat pour Noel !

Nestor et polux

Avec la ressortie de pif, en kiosque, ces dernières années ( 2004-2008), O.Groj, Tarrin et Neidhardt ont inventé une nouvelle série : Nestor et Polux. Actuellement Pif gadget n'est plus mais l'éditeur indépendant Onapratut a récupéré les planches de cette série et les a édité dans un petit livre tiré avec 2 couvertures différentes.

Résumé :
Chaque jour, à midi pile, le frigo s’ouvre et Nestor et Polux y trouvent 2 yaourts : un délicieux à la framboise, et un abominable au pruneau.
Obligé de manger le pruneau, sinon, pas de framboise ! Telle est la volonté de Dieu.  


Avis :
Que dire de cet ouvrage ? Pas une lecture inoubliable, c'est incontestable. On entre dans un univers décalé qui ne parlera pas vraiment aux enfants. Ce livre se rapproche plus de ce que peut faire Ptitluc dans l'esprit burlesque mais....
L'histoire s'essouffle régulièrement à cause de personnages trop stéréotypés et peu attachants. Les premières planches ne sont guère bien passionnantes mais  l'histoire est relancée plus d'une fois ce qui rehausse l'intérêt de l'ensemble. Le dessin, très cartoon d'O.Groj colle bien à l'univers.


Dédicace ( lors du festival bd de Vitry le François ) : Merci à O.Groj pour sa gentillesse.

Inès


Inès est une bd noir et blanc sortie en 2009. Elle expose un huit clôt se déroulant dans un appartement d’un quartier sans histoire. Sous ce titre énigmatique se cache un thème est fort puisque les auteurs ont décidé de parler, dans ce one shot, d’un sujet grave de la société : la violence conjugale !
A la lecture de ce tome, le sentiment de malaise est présent dès les premières pages. Le livre s’ouvre sur les voisins du couple en question entendant par la cloison des cris et du bruit... Que vont-il faire ? Rien bien entendu… La société est maintenant faite comme cela… Des personnes âgées peuvent décéder dans leurs appartements et on les découvre seulement 3 ans plus tard. On est dans un monde d’individualisme. Bref passons.
Ensuite, l’histoire nous transpose dans l’appartement « du drame » et rien ne nous est épargné. Cris, violence tant psychologique que physique. Le sujet est tellement oppressant et la narration tellement forte qu’on est obligé de lire ce roman graphique d’une traite. On le referme avec un sentiment de malaise, le souffle coupé.
Pour ce qui est des émotions, ce livre nous en fourni. Il permet de nous questionner notamment sur le fait de la non assistance en personne en danger… Le trait sec et le noir et blanc apporte l’ambiance nécessaire à l’histoire. Je ne peux que regretter une chose : la psychologie de l’assaillant n’est que très peu exprimée. Le mari est tout le long de l’album une personne froide, sans une once d’humanité. Il n’a aucun remord… Est-ce vrai dans la majorité des cas ? Je ne le saurais jamais mais j’aurais aimé lire une histoire avec un mari ayant une psychologie plus nuancée malgré l’atrocité de ses actes.
Inès est à lire, L’interview de ses auteurs que j’ai trouvé sur le net est là pour vous faire franchir le pas :

Donjon Crépuscule


Juin 2009, le nouveau Donjon est dans toutes les bonnes librairies et il faut le déguster car aucun autre tome n’est en préparation pour le moment. Ce nouvel opus est aussi un passage de main au niveau du dessinateur. Obion, blogueur émérite mais aussi créateur du très bon Vilebrequin chez KSTR, entre avec ce tome dans la grande famille des illustrateurs de cette saga.
Commençons par mes impressions liées au dessin : un trait épuré, mais également moins brouillon que leurs prédécesseurs, insuffle un quelque chose de neuf dans les pages « crépuscule ». Le reste est en ne plus plus classique. C’est dynamique, sympa mais pas si surprenant que cela.
Le scénario (qui a été écrit il y a 2 ans) raconte une transition. Marvin rouge, Pipistrelle et la roi poussière se retrouvent sur un ilot flottant en perpétuel rotation. Pour ne pas s’écraser, ils sont obligs de courir tout autours de l’ile continuellement. Ce sera pour eux l’occasion de rencontrer les habitants de cet ilot et leurs coutumes. IL est vrai que par moment l’œil avisé et surtout décalé des scénaristes sur l’organisation d’une entreprise est plaisant mais l’ensemble est bien fade. Pas de trouvailles géniales, pas de réel retournement de situations ! Le scénario à la première lecture présente même un couac : que devient la mère catapulté hors de l’ile vers la fin de l’album ?
Vous l’avez compris, l’ensemble s’essouffle. En espérant du mieux dans les prochains tomes ( et espérons qu’il y en aura )

Notes tome 3

La compilation du blog de Boulet version 3 m’a beaucoup plus emballé que le tome précédent ! La personnalité fantasmé de Boulet est maintenant en place : trentenaire, amateur du net, auteur de bd génial et sachant admirablement bien déformer la réalité.

Ce volume est sous le signe de la nostalgie, un rapport entre réalité et tendre enfance. Je ne peux que dire salaud Boulet : impossible de te lire pendant les surveillances de Bac tellement tes billets d’humeurs me font rire. Et il faut bien le dire, il est interdit, pour un prof, de rire pendant que les jeunes planchent sur leurs sujets.

Fausse garde


Parlons un peu de cette intégrale de Merwan publié ces jours ci chez vent d'ouest... Globalement cette bd n'a pas été sélectionné au premier abord par mes soins, en clair je ne l'avais pas repéré chez mon libraire et c'est ce dernier ( gloire à lui ) qui m'a conseillé ce petit bijou d'environ 200 pages.

Fausse garde raconte l'histoire de Mané jeune amateur de pankats ( sport de combat mêlant boxe et prises de judo ), qui décide de partir pour la ville afin de vivre de ce sport. Arrivé à la capitale, il fait la connaissance de 2 de ses futurs mentors, ayant une conception de la vie bien différente. Eiam est l'un des plus grand maitre de pankats de la ville alors que Fessat est un truant. Tout au long de scénario simple et prenant, Mané est tiraillé entre ces 2 modes de vie ! Une superbe histoire qui est bouclée malheureusement un peu brusquement à mon sens...
Le graphisme est lui, par contre, magestueux. Les combats sont dynamiques, les planches claires, on dirait du Otomo. Le style, par contre, n'a rien à voir avec du manga, la patte de Merwan s'approche plus de Peeters ( pour les visages ) avec un dynamisme fou. La mise en couleur un peu palichotte peut en effrayer plus d'un, mais ce choix est finalement judicieux.

Une très bonne lecture de ce premier semestre 2009, merci à mon libraire de m'avoir fait découvrir ce roman graphique qui allie le meilleur de la narration franco belge avec un dynamisme que seul les japonais savent faire. A se le procurer d'urgence !

Le sourire des marionettes

La collection Mirages de chez delcourt regorge d'œuvres atypiques tant sur le plan narratif qui graphique. Le sourire des marionnettes de jean Dytar a donc toute sa place dans cette partie du catalogue Delcourt.

L'histoire se passe au cœur de l'Orient du XI ème siècle. Elle met en scène des personnages historiques dont le principal : le poète astronome et mathématicien Omar Khayyam. En plein cœur d'un affrontement entre chiites et sunites, la cours du sultan Malik Shah ( ou siège Omar ) doit subir l'attaque de terroristes mourant le sourire aux lèvres.Ce livre raconte l'enquètede Omar sur cette affaire à ses dépends... Globalement l'histoire se lit bien mais n'est pas si originale que cela, quelques retournements de situation sont là sans vraiment jamais nous surprendre... Mais graphiquement ce livre est une pépite !
Dytar a réalisé des illustrations étonnantes inspirées des miniatures persanes... Point de points de fuite, des cases lisibles et des planches graphiquement étonnantes qui nous plongent réellement dans l'univers. Ce choix qui touche réellement à la narration du récit en fait un incoutournable. La couleur, elle aussi, renforce l'impression d'un effet de "conte authentique" que l'on a à la lecture de cette oeuvre. Superbe !

Kiki de monparnasse


Lecture ces derniers jours d'un livre qui a reçu de nombreux prix dans le microcosme de la bd. Edité par casterman dans l'excellente correction écriture voici Kiki de montparnasse.

Les auteurs ont décidé d'écrire la biographie en bd de Alice Prin, célèbre Muse et chanteuse de Paris dans les années vingt.
Cet ouvrage en noir et blanc, de plus de 350 pages nous plonge dans cette période prospère où des artistes tel que Pascin et Picasso écumait les rues de Paris. C'est une plongé dans l'histoire, une découverte artistique. Après avoir lu ce roman graphique, on a qu'une envie : en découvrir plus sur cette période.
La vie de cette artiste a été plus que mouvementé : drogue, alcool et de nombreux amants. Une lecture agréable et instructive.
Le trait à la plume et au pinceau fabrique des planches cohérentes et efficaces mais qui ne constituent pas un attrait en soit ( à part quelques doubles pages magnifiques ! ). Une très bonne lecture.


Voici la photo originale de l'originale qu'à fait Man Ray et qui a inspiré la couverture de ce roman graphique :

Le gout du chlore

Bastien Vives est un auteur talentueux et très prometteur. Il y a quelques mois, il a a publié dans la collection KSTR un album qui s'appelle le gout du chlore qui a eu une génialissime actualité à Angoulème cette année. Parlons de ce livre.

Ce livre raconte une rencontre amoureuse dans un cadre bien particulier et caractéristique : la piscine. Livre quasiment muet, l'auteur arrive à nous transmettre une émotion rien qu'en parcourant ses planches sans texte. En gros, Vives a tout compris du média bd, et oui, culturellement la bd ce n'est pas pour les non-lecteurs de Romans. Non, la bd c'est un média à coté, réellement indépendant. De part son histoire simple, la tranche de vie qu'il expose, Vives nous touche et nous rappelle des souvenirs qu'on a tous vécu : le début d'une belle histoire d'amour.

Ce mois ci, cet auteur sort un tout nouvel album qui traite du même sujet mais cette fois ci, tout est en vu subjective et réalisé eu crayon de couleur. L'avis de ce livre sur le blog bientôt. En attendant voici une petite vidéo de l'auteur.


Jolies ténèbres





Quel étrange livre que nous a concocté le duo Kerascoët et Vehlmann ( le nouveau scénariste de spirou )
La bande annonce dévoile à peine le voile de l'histoire mais il faut bien le dire peu de clés de compréhension sont données au lecteur dans ce livre. En le refermant, on est mal à l'aise, on vient de lire un ovni.

Alors comment commence cette bd ? Ouverture de l'album, on voit des petites personnes qui prennent le thé, qui font des gamineries puis à la 6ème planches, on se rend compte qu'ils vivent tous dans le cadavre d'une enfant de 10ans morte en pleine forêt, en rentrant de l'école. Que s'est-il produit ? Aucune réponses là dessus dans le livre, on suit seulement la vie de ces êtres minuscules dans la forêt, comme si ils incarnaient tous la 2ème vie de la petite fille après la mort.

Ces gentils lutins n'ont rien de bien angélique. Au contraire, ils vont tous avoir les pires comportements de l'être humain : méchanceté, cupidité, avidité, égoïsme... De plus, ils vont devoir survivre à la nature qui les entoure. En un mot déroutant !

Le dessin est volontairement naif, idéal pour la bd jeunesse mais attention aux apparences, cet album est un album pour adulte. Le couleur à l'aquarelle est très pro et tranche par moment avec les fonds criant de vérité et les lutins très cartoons !

En un mot : une bd à ne pas mettre entre toutes les mains, merci à Dupuis de prendre des risques en éditant un album aussi loin des sentiers commerciaux de la bd. Très bon achat qui n'est pas à mettre entre toutes les mains.

Lincoln


Lincoln est une série comportant 5 tomes édité chez paquet et qui a pour auteur la famille Jouvray.

Lincoln est un anti héros par excellence. Plus méchant qu' iznogoud, il mérite de rentrer lui aussi au panthéon de la bd.
Cette série vous présente les aventures improbables d'un cow-boy solitaire et râleur et sa rencontre tout aussi improbable avec le créateur : Dieu lui-même.
Pénible, ronchon, bagarreur et fainéant, ce cow-boy fait tout pour qu'on le laisse tranquille mais Dieu a décidé d'en faire malgré tout son justicier... Chaque tome est bourré d'échanges dignes de la série tv Kamelott. C'est drôle, bien fichu graphiquement parlant que demander de plus.
Au fur et à mesure des tomes, la technique graphique change, le diable décide lui aussi d'embéter Lincoln... A mourir de rire ! Le tome 5 m'a par contre quelque peu deçu. L'histoire tombe dans des bulles à rallonge et Lincoln est moins présent. Dommage, j'attends toutefois le Suivant avec imapatience !

Je mourrais pas gibier


Je mourrais pas gibier est le nouveau livre d'Alfred paru ce mois ci chez delcourt. Petit avis en passant.

Dieu sait que mes critiques ne concerne qu'un avis personnel, que suivant l'instant où on dévore un ouvrage, on peut être plus ou moins captivé par un type d'histoire mais celle-ci est le contre exemple par excellence. On ne peut pas détester cet ouvrage.

Je suis sur que cette bd sera mon coup de coeur 2009. Qu'il mériterait un prix pour Angoulême 2010. C'est typiquement un livre qui rentre dans mes 10 bd préférés ( sur une collection de plus de 500 bd ). C'est le genre de livre qui vous transmets des émotions toutes les 10 pages...

L'histoire s'ouvre sur une intervention policière : un jeune adolescent a assassiné 7 personnes. Le narrateur de l'histoire est justement le meurtrier qui raconte son cheminement, la folie qui l'a fait agir de la sorte. Un album poignant.

Alfred avec son trait très "nouvelle vague" a su transposer les émotions à merveille ( le dessin servant avant tout l'histoire ). On tourne les pages à une allure folle lorsque l'histoire s'emballe et à chaque rebondissement, des frissons nous parcourt l'échine si bien que dans ces moments on est obligé de rester figé devant une case de l'album. Une merveille. On lit d'un traite ce livre qu'on referme en se posant des tonnes de questions. Une immersion dans le faits divers en bandes dessinés.

A coup sur ce livre fera parti de mes favoris de 2009. Je n'ai pas été aussi emballé à la lecture d'un livre depuis bien longtemps. Une lecture suffocante, âpre qui déboussole. Achetez le !

Le retour à la terre 5


Novembre et c'est l'évènement chez poisson pilote ! Le retour à la terre 5 de Larcenet et Ferri. Enfin révolution c'est un grand mot car j'ai beaucoup moins aimé les strips présents dans cet album que les précédents.
Ici, Larssinet est jeune papa. Il doit vaincre ses problèmes de couples avec Mariette et les Ravanelles sont en ébullition car les élections municipales approchent De nombreuses choses à traiter donc mais l'humour fait moins mouche que les précédents tomes. Une légère déception. Peut être que cette série ne surprend plus, peut être qu'on a fait le tour de la question. Il manque à cet album une révélation ou un nouveau personnage fort qui fait son apparition.

The autobiographie of a mitroll


Ayé Bouzard signe son 2ème album chez poisson pilote et pour une saga en plusieurs tomes cette fois. Il reprend son autobiographie détourné qu'il avait déjà commencé chez les requins marteaux mais passe ici à un format plus long... Et c'est ce passage qui m'a malheureusement le plus déçu. L'humour est moins présent.
Bien sur, le non sens est toujours là, son chien Floppi est toujours à mourir de rire mais... je suis moins emballé.
Le passage à la mise en couleur elle aussi, fait perdre "l'aspect laché" qu'il faisait chez les requins marteaux.
Mais ne lui jetons pas la première pierre, attendons de voir la suite dans son 2ème album...

Lucha libre !


Lucha libre est un comics qui regroupe plusieurs séries issues d'un même univers et qui ont tous pour point commun un homme : Jerry Fressen ( le scénariste )...
Cet auteur, on peut dire qu'il est "couillu". "Frenchies" d'origine, il tente l'aventure américaine très tôt et sort avec Guy Davids ( auteur du BPRD ) une série qui n'a pas marqué les mémoires outre atlantique : les zombies qui ont mangé le monde". Suite à cette déception commerciale, il décide de tenter l'aventure lucha libre qui d'une série régulière "lucharodores five" va se multiplier en une multitude d'autres série. Les humanos ont publié chaque fascicule ( 8 en tout ) et décide depuis la rentrée de publié chaque série indépendamment dans une belle édition cartonnée.

Mais qu'est ce que lucha libre ? C'est une sorte de catch mexicain. Bizarre comme thème non ? Difficile de se rendre compte ce que va raconter chaque tome et série ! Et bien c'est tout simple. Lucha libre suit des loosers de chez loosers qui se prennent pour des supers héros et qui, avec leurs tenues de catch, vont rendre la justice comme de vrais supers héros. Mais et il y a un grand mais... ils ne sont à aucun moment crédibles. Entre personnages, ne faisant rien, dépendant de leurs mères pour la lessive, on ne peut pas dire qu'ils sont charismatiques. Et c'est ce décalage et cet humour qui fait que ces livres sont de petits bijoux. Bien sur les vilains sont aussi crétins qu'eux et les histoires sont bourrées de références : Igor et Gritchka Bogdanov ( je ne sais pas si l'orthographe est correcte ) en extra terrestres, Elvis en super vilain...

Le dessin est dynamique à souhait et la cohésion entre les séries est réellement là contrairement à donjon par exemple. Le style est plutôt moderne mélangeant tout ce qu'il y a de mieux entre la bd indé européenne et le comics. Un aperçu là :


Lucha libre est la série du moment des humanos ( c'est bien la seule ! ). A se procurer d'urgence !

Nouvelles du monde invisible


Un album chez Futuropolis, un nouveau JC Denis, un thème alléchant. Ce livre a tout pour plaire et pourtant...
Denis va lui même se mettre en scène tout au long de l'album pour nous parler de son rapport direct avec les odeurs, ce qu'elles peuvent nous apporter, nous émouvoir. Qui n'a jamais ressentit une terrible joie lorsqu' on arrive au bord de la mer? Traiter des odeurs, c'est traiter de soi, de ses souvenirs d'enfance... Denis se pose de multiples questions sur 150 pages ( Sommes nous tous sur un pied d'égalité face aux odeurs ? ) et nous fait même un plébiscite sur l'ingéniosité qu'à fourni la nature à nos amis les mouches... C'est original mais malheureusement parfois trop descriptif à mon gout. Je m'attendais à lire une bd proche du roman célèbre "le parfum" et je me retrouve avec une histoire sympatique, autobiographique mais pas inoubliable.

Le dessin est, quant à lui très bon, le choix de couleur est très judicieux : les planches sont beiges teintées de bleu fait à l'aquarelle. Voici à quoi ressemble une planche :


Une bonne lecture qui m'a quelque peu déçu tout de même.

Donjon potron minet -83


Et voilà un nouveau donjon et voici mon avis...

Une histoire classique où on suit d'un coté Alexandra et le père de hyacinthe et de l'autre Cormor. L'un cherche désespérément à joindre ses anciens compagnons d'armes, l'autre retourne sur les ruines d'Antipolis pour chercher des fonds afin de reconstruire cette ville. Les scènes se suivent apportant leurs lots l'aventure et également de situations cocasses ( comme dans tout bons donjon ) . Les fans ne seront pas en reste car ils découvriront la mère de guillaume de la court ainsi qu'un nouveau personnage mentalement dérangé qui apporte la majorité des scénes humoristiques de ce tome. L'époque potron minet perd décidément de son insouciante pour rentrer dans un age sombre qui atteint son paroxisme à la fin du volume.

Pour le dessin et bien il faut dire que la reprise de Gaultier déçoit un peu. Le style tout en étant dans le même ton que celui de Blain n'arrive pas à apporter le dynamisme que ce dernier avait insuflé à la série.

Une très bonne lecture tout de même pour un fan de donjon que je suis !