Critiquer un album ou un jeu... Quel exercice bien difficile !
Comment puis-je donner un avis sur un dessin alors que je suis bien incapable de faire une planche de bd cohérente ?
Comment puis-je critiquer un jeu de société alors que je n'ai pas idée de la galère que ça peut être pour l' éditer ?
Qui suis je pour revêtir le costume de juge ?
C'est ces quelques questionnements qui me font arrêter de temps en temps la publication sur ce blog mais...
Il faut savoir que tous les avis postés ici sont partiellement partisans... En effet, j'ai fait la démarche d'acheter le jeu ou le livre... Je ne suis donc pas impartial !
Alors on va dire que ce blog est là pour mettre en lumière certaines œuvres, pour voir mes coups de cœurs et mes déceptions mais attention, il est nécessaire de se faire sa propre opinion !
Affichage des articles dont le libellé est manga seinen. Afficher tous les articles
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Pluto



Naoki Urasawa a encore sévi ! Et quelle claque. Il est rare pour un dévoreur de bd comme moi d'accrocher autant à ce que fait un auteur de manga. En effet, le manga est tellement industrialisé que, par rapport à un auteur-artisan de chez nous qui construit une œuvre personnelle, "mon coup de cœur" penche souvent vers le franco belge... mais...

Urasawa est le roi du feuilleton et des thrillers. Pluto n'échappe pas à la règle. Ce mangaka reprend l'univers d'astroboy de Tesuka. Loin du travail réalisé dans les année 80, le lecteur est plongé dans un monde sombre où robots et humains cohabitent en paix. L' inspecteur Gesicht robot super perfectionné enquête sur un tueur en série tuant aussi bien robots qu'humains. Sur les lieux du crime aucune trace... Le meurtrier ne serait donc pas humain mais pourquoi un robot violerait son protocole en s'attaquant à ses créateurs ? Au fil de l'enquête, notre inspecteur rencontrera Astro et se rendra vite compte qu'il risque d'être visé par le tueur.

Éblouissant, immersif ... Ce manga tient toutes ses promesses. A acheter d'urgence. Les 2 premiers tomes sont en librairie pour une série qui s'étalera sur 8 tomes.

DMC


Chaque mois, je me paye le manga du mois du magazine animeland et ce mois ci ! Arg, je me demande si je vais continuer cette mauvaise habitude !

Detroit metal city raconte l'histoire d'un jeune japonais, très fleur bleu qui adore la pop et les chansons gnan gnan ! Arrivé à tokyo il perce dans la musique ! Oui mais voilà, il incarne Krauser, le leader d'un groupe métal !
Ce manga est une suite d'histoires qui se construisent sur le paradoxe même qu'est le personnage principal légèrement squizofrène ! Je vous raconte une histoire type : il rencontre son amour de jeunesse qui est en tout point identique à lui au niveau gout musical mais suite à un élément déclancheur, il entre dans la peau de Krauser et lui crache dessus en l'insultant ! C'est vulgaire, sans intérêt. A la fin de ce livre, on est content de réfermer enfin la dernière page après avoir fait une indigestion de clichés sur les adeptes du métal rock. Un manga bien pourri.. mais bon je le rappelle, sur ce blog , je ne donne que mon avis personnel.
Pour voir à quoi ça ressemble, il existe un animé de ce livre au japon : c'est là .

20th century boys.

Histoire : voici ce que j'ai pu trouver comme résumé sur le net :
Enfants, Kenji et ses amis passaient leur temps dans la base secrète qu'ils avaient construite. C'est dans ce refuge en herbes tressées, entouré de pièges pour éviter toute intrusion, qu'ils se retrouvaient. Et c'est là qu'ils écrivaient leur cahier de prédictions. Ce dernier racontait l'histoire d'un groupe de justiciers sauvant la Terre d'une terrible attaque terroriste, le dernier jour du XXème siècle. Rêvant d'être les sauveurs de l'humanité, Kenji et ses copains créèrent un dessin, sorte de symbole, que seuls leurs "vrais amis" pourraient connaître.


En 1997, Kenji a repris la boutique d'alcool de son défunt père et l'a transformée en convini. Célibataire, il vit avec sa mère et élève sa nièce Kanna, encore bébé, que sa soeur lui a confiée avant de disparaître subitement. Menant une vie paisible, Kenji voit régulièrement ses amis d'enfance. Un jour, deux policiers viennent l'interroger à propos d'un de ses clients, le professeur Shikishima, qui a disparu mystérieusement avec toute sa famille. Kenji part alors récupérer les bouteilles d'alcool qu'il avait livrées au disparu et découvre, près de la porte, le logo que sa bande utilisait dans les années 70 comme signe de reconnaissance. Mais sa mémoire lui fait défaut, et il cherche à se rappeller où il a déjà vu ce dessin, en vain.

Toujours en 1997 , un dénommé Ami parvient à faire salle comble lors des représentations qu'il donne. Il parle à son public de choses étranges, complètement surréalistes (la volonté de l'espace, la fin du monde...) mais son auditoire est fasciné par ce qu'il dit. Les spectateurs crient même de joie lorsque leur idole "lévite" au dessus de la scène. Ami leur confie qu'il rêve de gouverner le monde, mais le plus troublant c'est que le signe de ralliement qu'il utilise est celui que Kenji et ses camarades avaient inventé en 1969...
C'est alors que Kenji apprend par Maruo qu'un de leur ami d'enfance vient de mourir. Surnommé Donkey lorsqu'ils étaient enfants, il se serait suicidé. A ses funérailles, ses anciens camarades de jeu se rappellent leur enfance et parviendront finalement à se remémorer quelques souvenirs concernant leur base secrète.Kenji, en enquêtant un peu plus, finira par faire une terrible découverte. Un certain Ami utilise leur symbole d'enfance comme s'il l'avait inventé et réalise à la lettre ce qui était écrit dans le cahier de prédictions... C'est pourquoi un virus mortel et non identifiable a fait des ravages à Osaka, à Londres et à San Francisco. De plus, le 31 décembre 2000 approche, et dans le cahier de prédictions c'est ce soir-là que l'humanité doit disparaître... sauf si les justiciers sont là pour la sauver. Kenji et ses amis se rassemblent et se décident à lutter contre Ami, mais la tâche ne sera pas aisée, car "La bande à Kenji" est devenu le groupe terroriste le plus recherché au monde, et l'identité d'Ami reste un mystère...

Avis :
Merci M. Naoki Urasawa de nous servir des mangas de cette qualité, après l'excellent "Monster" . Nous avons droit a une histoire toute aussi prenante qui met en lumière le jeune Kenji et sa bande de potes ( qui doivent affronter une prédiction qu'ils avaient eux-même écrite dans la fin des années 60 portant sur la fin du monde et qu'ils voient avec horreur se réaliser pendant le grand bain de sang de l'an 2000.Qu'elle est l'identité de cet être diabolique qu'est "Ami" qui veut dominer le monde et détruire l'humanité faisant passer nos héros pour une organisation terroriste?
M. Urasawa manie avec habileté le flash-back entre le passé, le présent et le futur si bien que cela tient en haleine le lecteur tout au long de la série.Cette narration si particulière fait réellement la force de ce manga.La tension est constamment présente, les intrigues se succèdant et l'identité d'ami devenant impalpable...
Au final, l'histoire ne souffre d'aucun défaut majeur, le seul point "négatif" est la prix d'achat de chaque tome ( environ 9 euros ) qui doit limité le jeune lectorat.
Une oeuvre incontournable pour tout amateur de seinen ( manga pour adulte)

Ubel blatt


Histoire :
La légende raconte que pour lutter contre une terrifiante armée des ténèbres, l’empereur missionna 14 vaillants guerriers à qui il confia 14 lances sacrées. 3 d'entre eux, “les glorieux guerriers sans retour”, périrent au combat. 4 autres, surnommés “les lances de la trahison”, furent exécutés par leurs compagnons pour félonie. Les 7 derniers accomplirent leur mission et furent accueillis en héros à leur retour.
Mais 20 ans plus tard, des rebelles baptisés eux aussi “les lances de la trahison” défient de nouveau l'autorité de l'empire…
Avis :
J'ai dans ma bibliothèque un nombre impressionnant de bd sur le thème de l'héroic fantasy mais aucun manga... Ubel Blatt répare cette erreur.
Le véritable point positif de Ubel blatt est son graphisme grandiose. Les découpages sont efficaces et les scènes de baston sont clairs... Toutefois en 3 tomes, le scénario pèche un peu. On se lance sur une longue série donc peut d'informations sont donnés à chaque fois. Mais le tome 0 est trop obscur, on s'y perd un peu à la lecture. De plus, certaines scènes osées sont plus que dispensables. On sent que l'auteur cherche à chopper le maximum de lecteurs. Tellement dommage. Mais ne nous affolons pas, l'ensemble reste quand même plus l'honorable.

Manhole


Attention tuerie... Manhole est un manga publié par ki-oon qui s'étale sur 3 tomes...
Mais que veut dire manhole ? C'est la traduction directe de bouche d'égout en anglais... Quel drôle de titre vous allez me dire ! Et bien pas tant que ça... Lisez ces 3 tomes.

Histoire :
Un homme nu et rongé par la maladie déambule dans la rue marchande de la ville de Sasahara. Avant de mourir, il contamine un étudiant. C'est le début d'une dangereuse épidémie, les victimes meurent dans les 48 heures suivant la contamination. Mystérieusement, les moustiques se sont acclimatés au climat japonais et propagent de ce fait plus vite le virus. Nao Inoue et Ken Mizoguchi, agents de police du bureau d'investigation du commissariat de Sasahara, travaillent sur l'affaire. Le virus est d'origine filaire et affecte d'ordinaire les animaux plutôt que l'Homme. Ensemble, ils découvrent que ce virus provient des égouts et qu'un homme, Masaaki Mizuno, se trouve derrière cette affaire.


Avis :
En un mot : palpitant, trippant, rythmé, parfait... J'ai donné plus d'un mot non ?

Nanairo inko



Cette série raconte les aventures de l'Ara aux sept couleurs, ce personnage mi-acteur mi-voleur qui rappelle à plus d'un titre Arsène lupin. Chaque tome, comme pour black jack est constitué des petites histoires indépendantes prenant chacune pour thème une pièce de théâtre différente. On regrettera le format de la plupart de ces "nouvelles" dessinées: 20 pages. C'est tellement peu que par moment on s'ennuie légèrement. Certes on sent que Tezuka veut transmettre à ses lecteurs sa passion du théâtre mais l'ara a malheureusement beaucoup moins de charisme que black jack ce qui fait que nanairo inko n'est pas un indispensable. Le dernier tome ( le 5 ) sort un peu du lot car il présente les origines du personnage sur près de 150 pages.

midnight


Une des dernières oeuvres de Tezuka avec l'histoire des 3 adolfs. On suit ici un chauffeur de taxi un peu spécial qui n'hésite pas a faire les courses les plus folles de nuit afin de se faire grassement payé. Mais quelles sont ses motivations ? Amasser le maximum d'argent pour tenir en vie sa compagne qui est dans un coma par sa faute.
Ce personnage sombre est très proche du docteur fétiche de Tezuka ( black jack ). Ce livre est une succession de petites histoires de qualités très différentes. Certaines tombent un peu à plat mais on appréciera plus particulièrement le coté fantastique de quelques nouvelles. Petit plus, dans le premier tome de cette série Black Jack est en gest comme pour passer le relais. Une bonne série pour ceux qui aiment les classiques.

Blackjack


Si il fallait lire une série de Tezuka c'est bien celle là ! L’air sombre et énigmatique, un œil caché par une mèche, une grande balafre lui barrant le visage, c’est … Black Jack. Ce personnage sombre et ambivalent, chirurgien de génie, travaille en mercenaire, exigeant des honoraires exorbitants. Asuka publie ces aventures ( succession de mini histoires) sous 2 formats. Une version deluxe ainsi qu'une version bunko. Jetez vous dessus !

Black jack Néo.


Asuka a sorti ce mois ci, un remake du docteur marron (crée par Tezuka), dessiné par Masayuki Taguchi ( l'auteur de battle royale)

Black jack reprend ici du service dans 2 aventures inédites. Ces histoires, même si elles n'ont pas la finesse et le charme de celles créées par Tezuka lui même permettent surtout au dessinateur de rendre hommage au dieu du manga au japon. énormément de personnages créés par Tezuka sont disséminés dans l'histoire ce qui justifie l'achat de ce livre si vous êtes adepte de l'œuvre de Tezuka.
Le style de blackjack a quelque peu changé... Tezuka avait créé un personnage autant acide que le docteur house, ici on a un personnage plus gothique, assez dandy... C'est dommage.

akira....


3 jours pour lire les 6 tomes de 400 pages d'akira de Mr Otomo, on voit que je suis en vacances et que j'ai le temps. Et voici donc un petit article sur cette saga qui a énormément contribuer à l'avènement et la découverte du phénomène manga en France.
L'histoire :
Keneda et Tetsuo font tous les deux partie d'une bande de motards . Nous sommes en 2030 , 38 ans après qu'une troisième guerre mondiale ait dévasté les continents . Keneda et ses potes sillonnent Néo-Tokyo et lutte contre d'autres bandes , font parfois un saut dans à l'école , et se drogues aux amphétamines . Un soir , lors d'une virée , Tetsuo apperçoit un gamin sur la route , qui est apparu soudainement . En cherchant à l'éviter , il a un accident et est transporté à l'hôpital . Le gamin avait disparu juste avant d'être renversé , et aussi soudainement qu'il était apparu . Pour Keneda , impossible d'aller voir Tetsuo à l'hôpital , on ne lui donne pas accès . pour tetsuo , au reveil rien n'est plus pareil , il se sent bizarre et est enfermés dans une section de l'hôpital . Quelque chose cogne dans sa tête et le fait souffrir , mais il ne sait pas quoi . Il se met à la recherche de quelqu'un pouvant lui dire ce qui lui arrive , mais ne rencontre que du personnel de l'armée . Pour Keneda , sa recherche de Tetsuo le mènera dans un groupe armé qui veut faire informer le monde de l'existence d'une arme secrète cachée par l'armée , et qui fut sans doute la cause de la guerre , Akira . Cet Akira , quel qu'il soit , se retrouve au centre de toutes les convoitises et les recherches des différentes factions . Alors que Tetsuo se transforme peu à peu , Keneda commence à percevoir les rouages de cette immense machinerie .
L'avis :
Une série culte qui n'a pas le succès mérité actuellement car peu de gamin lisant des manga connaissent cette saga. 10 ans pour faire cette série qui a pour thème principal une catastrophe atomique transposé dans un thème steampunk... Les planches sont dynamiques, sans fioriture et surtout l'ensemble est très lisible. Ce qui n'est pas le cas de tous les mangas d'action où il faut bien le dire dans la plupart des cas, on ne comprend rien lorsqu'il y a des combats ( Par exemple gunnm). Un must.

Ki-itchi


Mes vacances ont été placées sous le signe des mangas et j'ai démarré une nouvelle série qui se prénomme Ki-itchi de Hideki Arai et qui est édité par Delcourt ( 9 tomes pour l'instant ! ).

Tout d'abord, un grand bravo à Delcourt d'éditer énormément de titres d'une telle qualités ( la collection shampoing, de cape de de crocs, la nef des fous... ) et Ki-itchi en fait parti !

Au niveau du synopsis, on suit la vie dramatique de Ki-itchi petit garçon de 4 ans ayant un comportement imprévisible : tantôt violent, tantôt inexpressif. Au fil des tomes, l'enfance de ce jeune garçon va être jalonnée d'évènements traumatiques : perte de ses parents, fugues... L'auteur va prendre de prétexte de l'histoire de ce petit garçon pour critiquer ouvertement la société japonaise. Naviguant entre le monde des clochards et celui des jeux d'argent, Ki-itchi va se poser comme fervent défenseur de la reconquête de l'indépendance intellectuelle ne se laissant plus dicter des règles par un modèle social qui compte beaucoup sur la "molesse" du citoyen.

Une magnifique fresque dramatique poignante. Toutefois, il faut s'habituer préalablement au style graphique de l'auteur ! 8/10

Larme ultime


Que penser de la série Larme Ultime ? Bon je n'ai pas un avis tranché car je n'ai lu que le tome 1 mais.... Bon voici mes premières impressions !

Petit Synospsis :
Shûji et Chise forment un couple de lycéens presque ordinaire. Chise est une jeune fille introvertie et fragile, tandis que Shûji joue les machos pour mieux cacher l'émotion que la maladresse de sa petite amie lui provoque. Cette dernière le convainc un jour de faire un échange de journal intime, comme cela se fait couramment au Japon : Chise et Shûji y écrivent chacun leur tour, un jour sur deux. Cela va permettre à Shûji, le personnage principal, de découvrir celle qu'il commence à aimer... et son terrible secret. Nous sommes en pleine guerre hyper-technologique. Étrangement, la ville de province où vivent les deux héros est peu touchée par les bombardements et tous les habitants mènent une vie relativement paisible. Pourtant, cette guerre va faire irruption dans la vie de chacun, et de manière brutale dans celles de Shûji et Chise : bien qu'humaine, Chise est habitée par une arme destructrice contre laquelle elle ne peut rien.

Avis :
Que dire donc de tout cela ? Et bien le premier tome m'a vite fait déchanter : les dialogues et le comportement des adolescent font plus penser à des personnages tirés de shojo qu'à un seinen. Les phases où les protagonistes sont en "super déformed", où Chise fait "sa gnangnante" sont gonflante à un point ... mais et il y a un grand mais... L'univers engendre des questions et quelles questions ! Pourquoi cette ville de province n'est jamais touchée par la guerre ? Pourquoi les habitants font comme si il ne se passait rien et surtout qui est Chise ?
Je pourrais rapprocher cette série à aldebaran. Ca ressemble à Hélène et les garçons mais l'univers nous pousse à poursuivre la lecture ! A surveiller donc ! Graphiquement le trait est également spécial : cases vides, hachures ... mais les expressions que le mangaka arrive a faire passer dans les yeux ... tout bonnement magnifique. J'espère que larme ultime sera une vrai ode à l'amour dans un monde de sf !

Monster


Quel thrilleur mes enfants ! Cette histoire m'a donné des tonnes et des tonnes de frissons tant les rebondissements sont nombreux !
Monster de Naoki Urasaya raconte l'histoire du docteur Tenma, brillant chirurgien japonais installé en Allemagne qui, des années après les faits, va chèrement payer d'avoir accompli une bonne action. Tel un fugitif, ce brillant médecin va braver l'interdit et va tenter d'assassiner un homme qui n'a rien à envier au diable ! La narration en 18 volumes ne faiblit pas d'un pouce : Urasaya jongle avec tout ses personnages tout au long de l'intrigue si bien qu'on ne s'ennuie pas une seule seconde ! Complètement scotché à l'histoire, je doute fort que vous arrêterez en cours de route. Le meilleur Seinen de ma bibliothèque !

Vampires


Petite critique d'une saga inachevée crée de toute pièce par Ozamu Tezuka dans les années 60. La saga Vampires est distribuée en France par Azuka. Ces tomes racontent l'histoire d'un peuple : les vampires capablent de se transformer dans certaines situations en animaux. On est très loin ici du mythe de dracula. Tezuka mets en scène dans le premier cycle ( les 2 premiers volumes) Toppei, un jeune vampires qui va s'opposer à son propre peuple. En effet, longtemps opprimés par les hommes les vampires préparent une révolution ! L'intérêt principal de cet oeuvre c'est que c'est une saga plus sombre que ce que fait habituellement Tezuka. Plus proche d'un Kitaro le repoussant que de blackjack, Tézuka va au fur et à mesure du récit changer de personnage principal ! Toppei va laisser la place à un anti-héros. De plus, ll se met lui même en scène tout au long de l'histoire !
Le 3ème volume démarre un nouveau cycle où on découvre un nouveau peuple ! Des animaux capables de se transformer en humain. Cette fable colle plus à notre vision européenne du mythe des vampires. Malheureusement, à cause d'un changement d'éditeur ou de mensuel il me semble, elle a été stoppée en plein suspens!

Pour conclure, on peut dire que Vampires est une bonne série qui apporte avec elle le charme de la culture des mythes japonais. Bien sur, le graphisme est vieillot, bien sur qu'après 900 pages de manga on en a un peu marre mais en refermant ce shonen, il nous reste dans la bouche un léger goût d'une lecture originale 6/10

C'est quoi être médecin...


Je poursuis ma découverte du manga avec le say hello to black jack de Syuho Sato. Il faut savoir que cette série a succité une véritable polémique au japon. Cette histoire est avant tout un manga corporatiste c'est à dire un manga qui décrit un corps de métier particulier ( quelque chose de très commun dans les manga) . Ce qui fait l'originalité de Sato c'est qu'il utilise son oeuvre pour s'engager et donner son avis.

Say hello to black jack raconte les débuts d'un jeune interne : Saito dans un hopital. Au cours de son apprentissage celui ci va passer de service à service pour pouvoir choisir sa future spécialisation. Et le décalage va être rude. Saito sort de l'université avec des valeurs idéalistes : être proche avec le patient, faire tout pour sauver la vie d'autrui... Mais malheureusement, tout n'est pas si rose : travail sous payé, trafic d'argent, fatigue, méprise des patients... Tout est passé en revu et c'est peut être cela qui alourdit le récit... A force de tout vouloir dénoncé l'auteur m'a noyé jusqu'à l'indigestion. On aimerait à la longue changé de note de musique et passer à des histoires plus "light" comme sais si bien le faire les séries aujourd'hui ( Urgences ou Grey anathomy). Le graphisme est classique avec une tendance au mélodramatique : crie, pleur... Tout cela sort des tripes...Peut être un peu trop !

Toutefois, il faut savoir que ce récit a amélioré les choses car suite à l'engouement du public japonais pour cette série, les salaires des médecins ont été revalorisé... Quand le manga entre en politique ! Un bon seinen ( manga pour adulte) dans l'ensemble qu'il faut lire pour se faire une idée. Un conseil : ne vous arrêtez pas au tome 1 trop "dense" à mon goût . 5, 5/10


Les contes comme vous ne les avez jamais vu !


Ce matin petite chronique de La petite sirène de Junko Mizuno publié par la jeune maison d'édition IMHO. Alors, autant vous le dire tout de suite, cette version de ce conte occidental n'a rien à voir avec la version de Walt Disney. L'auteure japonaise qui a commencé toute seule dans son coin fait sa spécialité en adaptant de manière rock'n roll certaines histoires classiques.

Ici, nous avons affaire à 3 sirènes Tura, Julie et Ai qui chassent les marins pour les dévorer. Ces 3 femmes-poissons ont toutes, au début de l'histoire,
un but bien précis : venger la mort de leur mère, assassinée par des pécheurs sans scrupules. Mais, Julie, va tombé amoureux d'un humain et va donc devoir trahir leur serment... Ce qui n'est pas du gout de l'ainé Tura, la sirène la plus cruelle et junky ! Comme vous pouvez le voir ça dépote grave ! Le décalage est d'autant plus là que le style graphique et les cases font l'apogé de la niaiserie : le style kawaii. Et c'est cela qui m'a le plus attiré. Les planches sont parfois superbes avec un gaufrier en vaguelette rappelant ainsi le milieu maritime, les sirènes sont également magnifiquement "croquées" ( elles sont même à croquer je dirais ! ). L'histoire quand à elle n'est pas inoubliable, la narration également ne brille pas par son coté original. Vous l'avez compris, ce manga ne vaut le coup que pour son aspect graphique reflétant une nouvelle mode nippone.

La présente édition a constitué un travail concéquent de la part de l'auteure : en effet, celle ci a renversé elle même les images ( pour avoir un sens de lecture à l'européenne), mais a aussi tenu à en redessiner et à en recoloriser certaines. Un travail légèrement gaché par l'éditeur qui a imprimé cela sur un papier légèrement trop fin rendant ainsi les couleurs plutôt ternes et palichonnes ( on croirait lire un livre de la colection K
STR c'est pour dire ! )

Ma note 6,5/10. J'ai récupéré
sur le net ( site d'arté : on ne se moque pas ! ) une interview de l'auteure... Idéal pour découvrir son oeuvre et son point de vue... C'est plus bas !




Deux mangas traduits chez IMHO et une couverture pour Virginie Despentes ont créé la sensation autour de cette jeune mangaka aussi kawaii que ses dessins. Rencontre avec Junko Mizuno, féministe inclassable, et artiste déjà culte.

Nicolas Trespallé : Vos mangas, Cinderalla, Hansel et Gretel s’inspirent de vieux contes européens. Pourquoi ne pas avoir pris des légendes japonaises comme point de départ ?

Junko Mizuno : En fait, la toute première histoire que j’ai signée était Pure Trance. Ensuite, j’ai rencontré un éditeur japonais qui m’a donné l’opportunité de faire Cinderalla et Hansel et Gretel. Ces œuvres ont fait l’objet d’une publication aux Etats-Unis dans la foulée. Pure Trance n’a pas encore été édité à l’étranger et tout le monde a cru que mes premiers mangas étaient Cinderalla et Hansel et Gretel. La deuxième raison, c’est que l’éditeur japonais pensait que j’étais d’abord une illustratrice non pas une scénariste et qu’il me serait difficile d’écrire une histoire. On m’a donc proposé de faire quelque chose de plus ou moins facile à faire. En plus, à l’époque de la publication de ces deux œuvres, les contes européens étaient à la mode au Japon et donc connus. Je pensais aussi qu’ils faisaient très peur. A partir de là, on a cherché un conte européen qui soit facile à éditer pour faire quelque chose de très fort qui puisse marcher.

Nicolas Trespallé : Dans Cinderalla vous vous moquez de la publicité, derrière vos zombies on peut voir une critique amusante de la société de consommation, des modes. Vous considérez-vous comme engagée ?

Junko Mizuno : Je n’avais pas spécialement l’intention d’avoir un message précis contre la société en réalisant Cinderalla. Seulement, je suis née dans cet environnement. Je m’intéresse au mode de fonctionnement de la publicité, à tous ses « standards », au monde merveilleux qu’elle représente... A partir de là, j’ai essayé de jouer avec tout ça. Il n’y a pas vraiment l’intention de critiquer, c’est plus une sorte de jeu par rapport à tous les clichés commerciaux dans lesquels je baigne au Japon.

Nicolas Trespallé : C’est pour cette raison, vous avez décidé d’utiliser l’esthétique kawaii ?

Junko Mizuno : Oui, j’ai été très marquée par l’imagerie dérivée de la production Hello Kitty. (Personnage créé en 1974 par Sanrio, archétype du style kawaii, décliné sur des milliers de produits dérivés, ndlr). Ca a été une influence essentielle dans mon travail.

Nicolas Trespallé : Votre œuvre se différencie nettement de la production manga qui nous parvient en France. Est-elle singulière ou représentative d’un courant ?

Junko Mizuno : J’ai commencé toute seule dans mon coin mais effectivement il y a des artistes qui font des choses qui se rapprochent de mon travail, mais je ne me rappelle plus précisément des noms…

Nicolas Trespallé : J’ai lu que vous appréciez les films de Russ Meyer, les films de SF, de monstres… Qu’est-ce qui vous plaît dans ses films ?

Junko Mizuno : (Rires) C’est vrai, mais c’est un détail qui est devenu de plus en plus important sans que je le veuille vraiment. Ce que j’aime surtout dans les films de Russ Meyer notamment dans Faster, Pussycat ! Kill ! Kill !, c’est que les femmes sont toujours dépeintes de façon très forte comme dans mes mangas. En outre, ces héroïnes n’avaient aucun sentiment de culpabilité par rapport au sexe et ce sont là des traits qui me touchent. En dehors de cela, je n’ai pas de fascination particulière pour Russ Meyer. En ce qui concerne les films de monstres, je préfère ceux avec des héroïnes fortes, mais si on faisait un film avec des femmes fortes et des monstres, je serai très contente !

Nicolas Trespallé : Y’a-t-il eu des réactions négatives à votre travail ? Les féministes par exemple ne vous ont pas reproché l’image que vous donniez de la femme ?

Junko Mizuno : J’ai eu des critiques mais je ne me souviens plus vraiment ce que l’on me reprochait ! Par rapport au féminisme, j’ai un rapport particulier avec l’image de la femme et la façon dont elle est perçue au Japon. Mes personnages reflètent un peu ce que je pense, comment je vois la femme. C’est en cela que je suis féministe. Cependant, je ne me reconnais pas spécialement dans telle ou telle mouvance féministe. Je tire moi-même mes propres conclusions sur la condition de la femme, disons que je suis une féministe plutôt indépendante.

Nicolas Trespallé : Sur le plan technique, comment travaillez-vous ?

Junko Mizuno : Tout dépend du projet, si on se place du côté du manga ou d’un livre d’illustrations. En ce qui concerne le manga, j’attends la proposition de l’éditeur et m’adapte en fonction du format et du rythme de parution. Généralement, il s’agit d’un rythme mensuel. A partir de là, je fais tout au crayon avant qu’un directeur éditorial valide ce que j’ai fait. Alors, je fais l’encrage puis la couleur par ordinateur. Après vérification finale de la direction éditoriale, c’est alors bon pour la publication.

Nicolas Trespallé : Un mot sur vos projets ?

Junko Mizuno : Je travaille sur un deuxième livre d’illustrations dans la lignée du premier Hell Babies qui sortira, si tout va bien, cette année et je travaille aussi sur la version couleur de mon premier manga Pure Transe qui devrait sortir prochainement aux Etats-Unis

Nicolas Trespallé : Vous avez une image assez « Rock’n’roll » en France. Est-ce que cela vous correspond ?

Junko Mizuno : Je suis très contente que les gens pensent ça de moi, je ne l’ai pas vraiment fait exprès… En tout cas, si je suis rock’n’roll, je souhaite être à l’avenir encore plus rock’n’roll ! (rires)

Bouuuuuuh !


Je suis émerveillé vraiment ! Ce matin j'ai fait une de mes meilleures lecture de mes vacances... Il est vrai que je dois dire cela à chaque fois que je crée un nouveau post pour le blog mais là vraiment... Une lecture ÉNORME !Et c'est d'autant plus surprenant que c'est un manga !

Suite au prix qu'à reçu Mizuki au dernier festival d'Angoulème et après avoir lu le hors série de dbd sur le manga... Je me suis décidé à acheter il n'y a pas longtemps son oeuvre majeure Kitaro le repoussant tome 2 ( le tome 1 n'était pas disponible ! ) édité chez Cornélius.

Pourquoi cet auteur n'est pas connu en France ? Pourquoi une grande maison d'édition française n'ai pas acquéri les droits de ces livres ? Le grand mystère. Mizuki est pourtant une star au japon ( il a plus de 80 ans maintenant). Aucun enfant ne grandit sans dévorer ces oeuvres qui part le biais des contes populaires et des monstres parlent des comportements humain... C'est réellement le Tezuka du coté obscur ! La maison d'édition indépendante Cornélius a pris le risque d'éditer quelques oeuvres de lui ce qui fait que j'ai la chance de vous en parler aujourd'hui. L'édition est magnifique : une qualité de papier parfaite, les pages sont épaisses et surtout la traduction a été faite très concencieusement : pour conserver la cohérence graphique des cases, les onomatopées japonais ne sont pas gommés mais traduits en tout petit en dessous. De plus, les traducteurs préfèrent laisser des expressions originales dans les cases et nous expliquer leur sens en dessous. Une très bonne initiative qui devrait se faire plus souvent...Parlons maintenant de Kitaro... C'est un mort vivant borgne qui essai de faire coexister les hommes et les yokais ( êtres surnaturels propre à la culture japonaise qui vivent à la lisière de notre monde... Un penchant nippons de nos lutins...). Il est également accompagné de son père : un oeil avec des petites pattes et Ratichon un monstre mi homme mi yokai qui prend un malin plaisir à trahir kitaro pour son propre intérêt personnel. Le dessin, bien que pas toujours extraordinaire( c'est un vieux manga quoi) regorge de petite surprises notamment certain décors qui peuvent s'avérer très sombre.

Ce tome 2 est composé de 5 histoires indépendantes dessinées en 1966. Elles sont, c'est vrai, inégales mais certaine ne sont pas prêtes à sortir de ma petite tête creuse !

Un livre qui mêle noirceur et légèreté, qui oscille constamment entre humour, fantastique et poésie. Je pense que Sfar a du pas mal s'en inspirer lorsqu'il a fait son professseur Bell et son grand vampire...

J'espère que cette chronique vous a donner envie de découvrir ce petit bijou... C'est le but essentiel de ce blog en même temps ! 9/10

des bd à la pelle ( suite)

Cette année j'ai également dévoré quelques mangas... je passe du coté obscur je sais !Donc j'ai lu les 4 premiers tomes de dragon ball de toriyama... enfin je les ai relu car pour moi, rien n'équivaut dragon ball question shonen (Attention, je ne parle pas de la période dragon ball Z) donc vous pensez bien que je les avais lu précédemment.... Donc voilà, je me suis payé les 4 premiers volumes chez france loisir. Ces tomes ont été retraduit avec beaucoup de précision et c'est tant mieux! j'adore tout particulièrement le tome 3 où krilin et sangoku sont entraînes par tortue géniale ! un must que j'aimerais trouver en VO pour émerveiller mes petits yeux. Ma note 10/10 ( enfin pour le 3ème volume).Ensuite, j'ai démarré la série Zipang chez kana... Une très bonne surprise également ! Un navire de guerre de notre époque se retrouve directement projeter en 1942 en plein milieu du pacifique. L'équipage va devoir surmonter énormément de danger : être un pions entre les américains et les japonais de l'époque, lutter contre le nationalisme qui régnait, éviter les paradoxes temporels ! Un régal, tout est bien agencé toutefois le rythme est plutôt lent ( on n'y peut rien c'est un manga !). L'intérêt premier outre l'histoire est qu'on apprend vraiment des choses sur l'époque notamment le point de vu des japonais sur ce conflit. 8/10



Concernant des mangas qui me permettent de découvrir l'histoire japonaise, je voudrais parler de 2 romans graphique que j'ai également dévoré pendant les vacances. A la plume : Jiro taniguchi. Le premier Kaze no Shô : une histoire de samouraï durant l'ère Keian. Taniguchi semble peu à l'aise dans les dessins de combats toutefois la lecture est agréable et possible (je dis cela car je trouve souvent que les mangas sont illisibles lors des combats : un exemple : blame ou gunnm) 6/10. Ensuite, Au temps de Botchan tome 3 qui trace une histoire d'amour en 1909. Les protagonistes sont des écrivains célèbres du Japon. Ce volume est vraiment mon coup de coeur de l'été: touchant, ce manga explore avec finesse la question de la valeur des sentiments individuels face à la morale convenue de l'époque au Japon. 10/10.



Enfin, je me suis pongé dans des vieux manga fait par le hergé du soleil levant : Osamu Tézuka. Premièrement I.L une de ses premières oeuvres. Ce manga raconte l'histoire d'une femme capable de prendre l'apparence de qui elle veut en se glissant dans un cercueil. Un récit pas inoubliable.5/10. Enfin , Bouddha... une oeuvre magnifique ( l'une de ses dernières) qui retrace la vie de cette personnalité orientale. Quel plaisir d'observer tout le talent de cet auteur directement inspiré par l'école disney.8/10

Retour en enfance


Après vous en avoir parlé dans l'article du Sauveteur, je vais vous faire une critique de cette oeuvre tout à fait géniale! (et je ferais la critique aussi des deux restants...)
Voilà LE (enfin un parmi plusieurs) chef d'oeuvre de Taniguchi, Quartier Lointain! Ce manga est celui qui fit découvrir Ce mangaka en France (grâce aussi au grand festival d'Angoulème qui lui a décerné un Alph'Art du meilleur scénario en 2003). Pour ma part je l'ai lu en 2003 et franchement je ne regrette pas du tout mon achat!
Ce manga est composé en deux volumes (en 2006, Casterman l'a réédité en intégrale avec des pages en couleurs... notre GRAND Monsieur P national l'a... si tu ve qu'on échange Mr P je suis d'accord à 100%) et l'adaptation française a été faite non par un traducteur de Casterman mais de Frédéric Boilet lui-même (dessinateur français vivant au Japon, qui est maintenant à la tête de l'édition Sakka! Merki!!^^)!
Pour ce qui est de l'histoire, ne vous imaginez pas un manga à la Gumnn où le sang et les combats sont omniprésent, c'est tout à fait le contraire! L'histoire est assez banale et le thème abordé (le voyage dans le temps et paradoxe temporel) a été utilisé une centaine de fois (BD, film et livre confondu), le héros est monsieur tout le monde et ce mangaka de talent arrive quand même à nous rendre fan de cet oeuvre! Voici le résumé sans plus attendre :
Un Japonais d’une cinquantaine d’années se remet difficilement des excès d’alcool commis la veille, à tel point qu’il se trompe de train pour rentrer chez lui. Il se retrouve dans celui qui se dirige vers la ville de son enfance et il en profite pour se rendre sur la tombe de sa mère. (Comme quoi l'alcool peut faire de bonnes choses!) Ce retour sur les traces de sa jeunesse va se transformer en bond dans le temps car notre héros va être transporté dans la peau de ses quatorze ans. Doit il revivre sa jeunesse avec ses yeux d'adultes ? ou bien va-t-il changer son passé ?
Je ne spoile pas plus que ca dans le résumé car ce manga est un passage obligé pour tout bédéphile qui se respecte! L'histoire est tout à fait géniale! Les personnages secondaires ne sont pas la pour faire de la figuration et niveau graphique, c'est entre manga et ligne claire (des années 1960) et rien est de superflu!
C'est un manga que tout bon mangaphile doit avoir dans sa collection! Note : 9,9/10 (oui pas de 10/10 car la perfection n'existe pas sur ce monde pour l'instant... si vous voulez en parler avec moi discutez sur le forum!)

Comment sauver quelqu'un avec des talents d'alpinistes

Voilà le Taniguchi nouveau est arrivé! après les cultes "Journal de mon père", "Quartier Lointain" et "Le sommet des dieux" (d'autres moins intéressant comme Icare... avec une collaboration avec Moebius svp!), Casterman (les éditions Sakka) nous offre un nouveau Taniguchi qui au passage est un vrai pavet... 334 pages!
Même si ce manga est imposante (c'est le cas de le dire) on retrouve du bon Taniguchi comme il sait bien les faire... son trait est simple, clair et compréhensible pour les puristes de la BD franco-belge!
L'histoire n'est pas trop réchauffé pour ma part... on a juste des thèmes récurrents qu'il nous ressort derrière les fagots... Escalade, vie quotidienne, la mort... en voici un résumé : Shiga est un gardien de refuge dans les alpes japonaises. Il va devoir descendre de sa montagne pour aller dans les quartier chauds de Tokyo! Pourquoi descendre de sa montagne vous allez me dire, car notre héro a juré, 13 ans auparavant, à son meilleur ami sur le point de mourir (pendant une expédition pour grimper sur l'Hymalaya!) de veiller sur sa fille et sur sa femme... et aujourd'hui la fille a disparu dans la jungle urbaine où l'argent est roi!
Après l'avoir lu, on peut dire qu'on retrouve du Taniguchi avec sa narration qui lui est propre et ses petits trucs pour qu'on reste jusqu'à la fin du manga (infos qui arrive au compte goutte, et la question existencielle "mais comment le gardien alpin va arriver à la sauver??" la réponse est dans le manga...). Il n'en reste pas moins du bon manga comme on les aime! Le seul bémol que je peut trouver à ce manga c'est qu'il est long et pouvant être raccourci! ainsi que le character design qui reste le même d'une série à une autre... Pour les fans de Taniguchi, jettez vous dessus mais pour ceux qui le découvre par cet article je vous conseille vivement de lire d'abord Quartier Lointain, Le Journal de mon père ou Le sommet des dieux d'abord! (lire les trois serait encore mieux!) Note : 8/10