Critiquer un album ou un jeu... Quel exercice bien difficile !
Comment puis-je donner un avis sur un dessin alors que je suis bien incapable de faire une planche de bd cohérente ?
Comment puis-je critiquer un jeu de société alors que je n'ai pas idée de la galère que ça peut être pour l' éditer ?
Qui suis je pour revêtir le costume de juge ?
C'est ces quelques questionnements qui me font arrêter de temps en temps la publication sur ce blog mais...
Il faut savoir que tous les avis postés ici sont partiellement partisans... En effet, j'ai fait la démarche d'acheter le jeu ou le livre... Je ne suis donc pas impartial !
Alors on va dire que ce blog est là pour mettre en lumière certaines œuvres, pour voir mes coups de cœurs et mes déceptions mais attention, il est nécessaire de se faire sa propre opinion !
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Combat de Spirou !

Mettons dans une arène les 2 derniers Spirou parus chez Dupuis


D’un coté le spirou 51 : Alerte au Zorkons de Yoann et Vehlmann




Champignac est envahi par une végétation luxuriante et des animaux étranges. Tous les habitants pensent que c’est encore un coup du savant Champignac mais… Et si cette folie était l’œuvre d’un homme dont l’initiale commence par un Z.
Vehlmann signe ici une histoire plutôt linéaire avec un Zorglub manquant de panache. Ce scénariste nous avait habitué à une double lecture de ses histoires plaisant autant aux adultes qu’aux enfants… Ici, on est loin de tout ça … Quant au dessin, Yoann a troqué son trait caractéristique pour s’approcher d’un spirou plus consensuel. C’est compréhensible sur le plan commercial mais tellement dommage sur le plan artistique.



De l’autre : « le spirou par » 6 de Tronheim et Parme.

Où on retrouve Spirou à travailler comme groom sur un bateau de luxe traversant l’atlantique. Il devra gérer l’exigence de la clientèle fortunée et les gaffes de Fantasio.

Trondheim nous livre une histoire originale proche d’une pièce de théâtre. Les dessins caractéristiques de Fabrice Parme sont d’une drôlerie et d’un dynamisme jamais vu dans cette série. Un album vraiment réussit qui s’est injustement fait « descendre » sur le net.


Vous l’avez compris, la bataille entre ces 2 spirou est bien inégale mais peut on vraiment comparer ces 2 albums ? La collection « spirou par » est clairement ciblée pour les adultes alors que la série classique s’oriente vers les jeunes enfants…

La guerre des sambre Werner et Charlotte 1 de Boidin chez glenat/futuropolis

Nouvel album tiré de la série phare d’ystaire : Sambre.


Ici nous suivons l’histoire de l’arrière grand-mère (Charlotte) et père(Werner)de Bernard Sambre. Comme à l’accoutumé, cette histoire est une intrigue amoureuse sous un contexte historique fort. 1768, Les De Sambre ont été écartés de la cours du roi de France et vivent aux alentours de Vienne, en Autriche. Jeanne Sophie, la mère de Charlotte n’a qu’une idée en tête : revenir vivre dans les hautes sphères françaises. Pour cela, elle compte sur sa fille Charlotte et surtout de son amitié avec Marie Antoinette future reine de France. Mais Charlotte est loin d’être aussi docile. Tout comme Bernard ou Hugo, des années plus tard, elle va braver les interdits familiaux pour se rapprocher d’un jeune orphelin aux yeux rouge : Werner Von Loo.

Intrigue forte, bourrée de références ( Rousseau, Voltaire), Yslaire nous narre une histoire qui ne s’essouffle pas une seconde . On sent la profondeur et l’ambiance si particulière et inimitable de cette saga. Un must à avoir dans toutes les bonnes bibliothèques.

Le dessin de Boidin est plus brouillon que ces pairs. Je pense notamment aux visages. Une petite déception donc… Toutefois, il a su, grâce à sa mise en couleur, ancrer ce nouveau cycle dans cette saga inimitable qu’est Sambre

Les gens honnêtes


Scenario :
Aujourd'hui, Philippe fête son anniversaire. 53 ans, déjà. Sa maison est confortable, ses enfants sont grands, sa mère est bavarde, son nouveau vélo est magnifique. Une belle tranche de vie, dans la simplicité, l'honnêteté. Mais celui qui empoisonne le gâteau, c'est le patron de Philippe quand il lui annonce son licenciement. Victime collatérale de la mondialisation, Philippe coule à pic. Perd tout, même son toit. Mais cette plongée au coeur de lui-même va lui permettre d'ouvrir son regard sur les autres. Les gens honnêtes n'ont rien d'ordinaire.
Mon avis :
Difficile de se faire un avis définitif après la lecture de seulement la moitié de l’histoire. Gibrat nous livre une histoire simple où le lecteur se plonge dans le quotidien d’une famille ordinaire. A travers ses personnages, les auteurs traitent des sujets de société courants : parent divorcé, infidélité, précarité des séniors… Un livre simple, qui se lit comme on regarde un film français. Alors bien sur quelle critique négative je pourrais émettre ? C’est Gibrat et donc je m’attendais à quelque chose de moins classique, de plus marquant. Une belle histoire donc qui ne la rend pas pour autant inoubliable.

Blacksad : l'enfer, le silence


Coup de cœur septembre 2010

Après 4 ans d'attente le nouveau Blackad est là... 4 ans, c'est certes long mais quand 2 auteurs arrivent à faire un ouvrage d'une telle qualité, on ne peut que les féliciter.


Alors pour les non puriste, qu'est ce que Blacksad ?C'est une série de 4 livres, tous indépendants, utilisant tous les codes d'un bon polar. Carales en est le scéariste et Guarnido de dessinateur.  L'action se situe aux Etats Unies dans les années 50. Blacksad en est le héros, un chat noir, détective privé, vêtu comme un privé : costume, cravate et imperméable…Malgré un premier tome un peu plus faible au niveau de la narration, cette série s'est hissée comme un incontournable du 9ème art. Parlons plus précisément de ce tome 4...

Backsad et Weekly changent de décor et quittent le new york des autres tomes pour la Nouvelle Orléans. En ce lieu, notre privé va devoir retrouver un pianiste de génie disparu depuis quelques temps. Comme toujours, l'histoire est dense, les protagonistes tournent et retournent autours  du dénouement de l'histoire qui arrive lors des 3 dernières planches. Rien n'est prévisible... Rien à redire.
Le dessin, lui, est toujours d'une très grande qualité. Pour ce tome, Guarnido nous offre des planches plus lumineuses avec les contours des personnages moins encrés. Les expressions, la construction de la planche, la colorisation à l'aquarelle : tous est parfait, vraiment. Les planches 18-19 sont réellement magnifiques : on y trouve blacksad et Thomas déjeunant sous un arbre, le midi. Chaque ombre des feuilles se trouvant sur les personnages. Et que dire de la planche 34...Case unique bourrée de personnages lors d'un carnaval...

Vous l'avez compris, il m'est impossible de faire une critique négative de ce tome.Messieurs, prenez autant de temps que vous voulez pour le suivant mais faites nous un tome 5 de cette qualité frôlant la perfection

2 séries des années 80 !

Pardon pour les heuuuuuuuuuuuu répétés... Je n'étais pas dans mon assiette et surtout j'ai la flemme de la refaire !


L'encre du passé


Antoine Bauza, créateur de jeux ( pour n'en citer qu'un Ghost stories ) décide d'entrer dans le microcosme de la bd en étant scénariste d'une très belle histoire éditée par Aire libre. La trame narrative difficlement résumable mélange de nombreux thèmes comme la recherche de l'inspiration, les liens familiaux, la relation élève/professeur, l'art... C'est touchant et très surprenant. Bauza signe une histoire se passant dans le japon médiéval mais s'éloignant très loin du cliché guerrier/Ronin... Ici peu ou pas de violence. Tout est calme, on se laisse porté par l'histoire... En un mot magnifique. Petit clin d'oeil : les personnages principaux jouent au Go au cours de l'ouvrage, est ce une réminiscence de l'auteur vers sa passion première ?
Le dessin et la mise en couleur à l'aquarelle sont elles aussi magnifiques.Toutefois, le trait haché et réaliste de Mael peut rebuter certain lecteurs. En un mot : laissez vous tenter !

Spirou par : groom vert de gris


Voilà que Yann reprend sa plume pour sortir un nouveau "spirou par" de son esprit débridé. Il décide de faire une suite ( à sa manière ) de l'excellent 4ème opus d'Emile Bravo. Tout se passe pendant la guerre, la Belgique est occupé par les Allemands nazis et Fantasio ainsi que Spirou vont entrer chacun de leur coté en résistance !
Le sujet est plutôt casse gueule, mais l'histoire est globalement agréable. Yann, a déssiminé dans son livre une multitude de références sur Hergé et d'autres anciennes bd célèbres issues de la ligne claire.
Le graphisme, magnifiquement réalisé par Olivier Schwartz, s'éloigen clairement de Franquin pour épouser le style de Chaland. Une transition qui est loin de m'avoir déplu.
Fantasio, éternel gaffeur est un iventeur de génie dans cet album et la lecture est réellement agréable même si, dans ce cas, elle ne touche pas forcément un public jeune.
Seul bémol, l'histoire peut paraitre un peu "brouillonne" ! Il m'est arrivé de revenir en arrière au cours de ma lecture pour bien comprenndre parfaitement l'intrigue. Mais ne bouton pas notre plaisir, ce spirou par est une oeuvre magnifique à mettre entre toutes les mains des nostalgiques du petit héros habillé en groom !

La nef des fous


Fin de l'aventure de la nef des fous. Turf conclue sa fantastique saga d'une main de maitre avec le 7ème album ce mois ci. Cette saga, c'est avant tout des personnages truculents qui se croisent et se recroisent tout au long de l'aventure mais c'est surtout une formidable histoire dessinée :une réelle originalité de narration, des enchainements de cases inégalées. Que dire de l'assassinat du prince putatif par Ambroise, sur une double page, en cadrant le reflet d'un grille pain. C'est ça la nef des fous, une histoire toute simple qui ne peut se faire qu'en bande dessiné.
Turf est un vrai artisan, il a pris son temps pour conclure sa saga ( pas moins d'une 10ène d'années ) mais la qualité est là. Bien sur ce dernier tome est dense car il a fallut conclure l'histoire qui s'éparpillait tant au fil des 6 tomes précédent, bien sur on pourra regretter le manque de détail concernant le peuple qui vit à la surface. Mais, Turf a promis : il reviendra sur la nef en faisant des one shot et dyptiques. Une série indispensable !

Holmes ( Cécil et Brunschwig )


Vous voulez lire une histoire palpitante, intéressante, plus descriptive que bourré d'action. Vous voulez un dessin maitrisé, plein de détails mais avant toute chose lisible. Vous voulez une mise en couleur intelligente qui colle parfaitement à l'histoire. Vous voulez un livre de qualité au niveau de l'édition. Holmes est fait pour vous !
Ce feuilleton qui est né avec l'ancienne collection 32 chez Futuropolis poursuit ses aventures dans un format plus classique ( mais malheureusement un peu cher pour le nombre de pages ). Toutefois la qualité est au rendez vous.
Le synopsis est très clair : 4 mars 1891. Sherlock Holmes disparaît aux chutes de Reichenbach, entraînant avec lui dans la mort son plus grand ennemi, le professeur Moriarty. Effondré, le docteur Watson ignore alors qu'il va se lancer dans une incroyable enquête, qui va tout lui révéler de son ami le détective et de sa famille.
Révélations, passé de Holmes, rien n'est laissé de coté et l'idée de départ est plus qu'originale quand on voit tout ce qui a pu être écrit sur ce personnage de fiction. Une belle réussite

Fontainebleau


Nouvelle collection ! Voilà le mot à la mode chez les éditeurs en ce moment ! Comme directeur de collection le prestigieux Christophe Bec qui dirige une nouvelle collection chez soleil : la collection hantée ! Donc, cette collection va regrouper des histoires de fantômes, de vieilles pierres et, pour sur ça va faire peur ! ... Imaginez maintenant la durée de vie de cette collection après 10 albums ! ça va vite sentir le réchauffé mais bon je dis ça, je ne dis rien !

Mon introduction est quelque peu péjorative mais bon, je continue et je vais vous parler de ma lecture du matin issue de cette collection. Fontainebleau. La raison qui a motivé mon achat : j'ai vécu non loin de cette ville pendant un an !

L'histoire et toute simple, des parisiens en ballade en seine et marne vont acheter une vieille batisse habitée autrefois par 2 sorcières brulées vif sur le buché au moyen age. Malgré les avertissement de la population locale, notre jeune couple décide de retaper cette vieille ferme située en plein coeur de la forêt de Fontainebleau... Mais à la 20ème planche, de drôles de choses se passent ! Donc c'est classique et même si la fin évite de cliché du "tout est bien qui fini bien", les rebondissments n'arrivent pas à dynamiser l'histoire. Il manque beaucoup de rytme.

Le trait est quand à lui dans une certaine ligne du réalisme. C'est liché, propre mais n'apporte pas réellement de prouesses graphiques. Le découpage est statique...

Voilà, une critique bien terne mais je ne suis sans doute pas la cible de ce genre de livre

Spirou 50 : aux sources du Z


ça y est le nouveau spirou est arrivé. Le dernier de l'époque Morvan-Munuera et on sent les auteurs soulagés... Après le déboires qu'ils ont eu avec Dupuis, on a un album qui sort ce mois ci dans l'anonymat le plus total. Aucun supermarché ne possède l'album...

Pour cette histoire, Morvan s'est fait épaulé au scénario par Yann et tout deux fabriquent une histoire" hommage" au cinquantes anciens tomes de la série. L'histoire est toute simple, pour sauver Flanners, spirou va devoir remonter dans le temps par petits bonds succéssifs en utilisant une machine crée par Zorglub. Au cours de son périple, spirou va tout faire pour éviter son double du passé afin d'éviter un paradoxe spacio temporel !

C'est sympa, moderne et ça colle bien aux directions qu'on voulu prendre Morvan et Munuera. Il faut dire que j'apprécie leur 3 précédents tomes, je ne suis pas un maniaco-adorateur de la période Franquin comme certain qui ne jurent que par lui ! J'aime bien l'idée que des auteurs s'approprient du personnage de Dupuis. Tome et Janry ont fait de très bons albums et je trouve que l'homme qui ne devait pas mourir est une référence. Mais et il y a un grand mais : la fin de l'album 50 fait polimique. L'idée de base est sympa car je suis loin d'être réfractaire à la sf mais la conclusion de ce tome va plutôt énerver les adorateurs de spirou transformant cet album hommage en album de la honte qui va sans doute être oublié par les fans comme la machine qui rève. Je referme cet album tout chamboulé regrettant amèrement qu'il n'ai pas intégrer la collection one-shot spirou. Alors, oui , je vais pleurer le départ de Muruena sur spirou, oui je vais pleurer le modernisme qu'ils avaient insufflé à la série mais non pourquoi messieurs avoir fait cette fin là !

Mattéo

Coup de cœur du mois !

Un nouveau Gibrat chez Fururopolis ! Gibrat, ce nom m'évoque de très bonne lecture. Une rédaction descriptive presque issu du Roman, des personnages qui gravitent autours d'un seul et même sentiment : l'amour, 2 fresques historiques durant la seconde guerre mondiale, un trait parfait... Oui, on peut dire qu'il était attendu au tournant le monsieur Gibrat !

Et il ne m'a déçu une seconde avec le premier tome de sa nouvelle saga . Mattéo raconte l'histoire d'un homme d'origine espagnole vivant en France non loin des Pyrénées et qui va par amour s'engager dans le conflit de la première guerre mondiale.
La narration mêlant le descriptif en voix off ainsi que les discours entre personnage fait qu'on s'identifie très rapidement avec le personnage principal si bien qu'à peine commencer le livre,on ne peut plus décrocher. Le style d'écriture est digne d'un grand romancier ce qui est plutôt rare, il est vrai, en bande dessinée.
Le trait est quand à lui identique à ce que fait Gibrat : anatomie parfaite, émotion véhiculée par le regard des personnages... C'est même le roi lorsqu'il dessine une femme. La mise en couleur à l'aquarelle est elle aussi inimitable même si j'ai l'impression que l'ensemble est plus pale que ce qu'il faisait précédemment pour le sursis.
Quand à l'histoire, elle est romanesque et criante de vérité à la fois. La description des tranchés sans être au niveau de Tardi dépeint une ambiance qui fait froid dans le dos.
A lire, relire et relire. Chaque Cdi devrait se procurer ce bijou. Et ne boutont pas notre plaisir, l'histoire se déroule sur 4 tomes !

Le triangle secret


En voilà une bonne série.

-Le principe d'utiliser plusieurs dessinateurs selon les époques où se passe l'histoire est certes discutables car on se retrouve ici avec un album hybride mélangeant plusieurs style de dessins
-La couleur en tout numérique apporte une certaine froideur comme si on voulait produire cette série rapidement pour la vendre au mieux !
- Certaines planches ne m'ont pas forcément plus. Le style réaliste n'est pas forcément ma tasse de thé ( mais ce n'est qu'une opinion personnelle ! )

Mais passé ces 3 petits défauts que cette saga est prenante. Convard nous concocte une histoire intelligente à souhait qui n'a pas à envier le DaVinci code.
Voici le socle scénaristique de l'histoire : Et si Jésus n'était pas mort sur la croix, et si en réalité c'était son jumeau qui avait pris sa place. L'information est phénoménale : l'église catholique s'est construite sur un mensonge : Il n'y a pas eu Résurection ! Voilà la fabuleuse piste que vont prendre nos héros issus de la franc massonerie. Mais l'église veille au grain et n'est pas près de dévoiler cette théorie au grand public !

Un must, d'autant plus que le lieu principal de l'histoire se trouve tout près de là où j'habite en ce moment : Troyes. Un grand bravo à Falque qui a croqué magnifiquement bien la ville !

Harding was here !


Midam laisse tomber son personnage fétiche ( kid paddle) et invente un nouveau personnage pour son ami Adam : Harding de harding was here publié chez soleil. Et quelle bonne idée !

On retrouve une bande dessinée pleine de fraicheur servi par un trait dynamique. On suit les tribulation de harding millionnaire et inventeur d'une machine à remonter dans le temps qui profite de sa formidable découverte pour inspirer et récupérer des toiles de maitres directement à l'époque du peintre.
Cette bd sans être élitiste est un pur moment de détente. Entre paradoxe temporel et situations délirantes, on referme ce livre avaec l'envie d'en apprendre un peu plus sur l'art... 7/10

Néandertal


Néandertal de Roudier chez delcourt :

Histoire :
Habile tailleur de silex et affligé d'une légère malformation qui le rend boiteux, Laghou est tenu à l'écart des chasses dangereuses. Mais pour venger la mort de son père, il va entreprendre ce qu'aucun chasseur n'a jamais pu parvenir à faire : vaincre LongueBarbe, le plus grand bison noir qui ait jamais foulé la steppe du territoire avec sa harde. Pour y parvenir, il part à la rencontre d'un clan, seul détenteur d'un arme extraordinaire, celle que l'on nomme le Cristal de chasse.

Avis :
Après sa série chez soleil, Vo houna ( qui ne se terminera sans doute jamais malheureusement ! ). M Roudier remet le couvert chez delcourt avec une nouvelle série : néandertal qui suit le périple de ces hommes qui ont disparu au fil de l'évolution.
On suit ici l'histoire d'un personnage marginalisé au sein de sa tribut. Loin de la brute épaisse qu'on a l'habitude de s'imaginer lorsqu'on pense aux hommes préhistoriques, Laghou va devoir braver le danger et faire triompher son intelligence plutôt que sa force brute. Le scénario démarre plutôt bien et une quête qui peut sembler banale au premier abord se met en place : aller chercher un outil pour venger la mort de son père MAIS l'univers et la narration apportés par l'auteur nous transporte littéralement dans l'histoire. Roudier a su nous transmettre avec cet ouvrage un univers, une sensibilité... La narration entrecoupée de pages muettes sont parfaites et donnent au lecteur énormément d'émotion. Une belle réussite.
De plus, ayant eu la chance de rencontrer l'auteur pour le tome 1 de Vo'houna, je sais que Roudier se documente énormément pour écrire sa bande dessinée : fabrication d'outil, mode de vie... C'est génial ( il faudrait que ses livres soient dans les cdi des collèges. Je vais en parler à la documentaliste de mon établissement) . Je regrette simplement qu'il ne puisse pas finir sa première saga qui introduisait un peu plus fantastique que Néandertal. Une très bonne lecture 9/10.
Lien :
http://roudier-neandertal.blogspot.com/

Un pur bijou !


2ème one-shot de la collection 7 chez delcourt qui rentre dans ma bibliothèque : 7 missionnaires de Ayroles et Crione au dessin.

Synopsis :
Irlande, IXe siècle. Lassé des invasions mortelles des vikings, l'église décide d'envoyer 7 moines pour évangéliser ces barbares. Mais pour cette mission suicide, l'église ne va pas envoyer ses meilleurs éléments au casse pipe. Elle va choisir sept moines vivant en communauté et qui ont depuis longtemps tourné le dos aux principes sacrés de l’Église.Chacun se livre corps et âme à son péché de prédilection : l’orgueil, l’envie, la luxure…

Avis sur l'histoire :
Ayroles nous livre ici une récit rythmé et surtout intelligent comme il sait si bien le faire. Avec ce tome, des situations humoristiques entrent de plein pied dans la collection 7. Vraiment très très bon même si on préfèrerait à la fin de la lecture suivre ces moines charismatiques un peu plus longtemps que sur 54 planches.
Avis sur le dessin :
Le dessin y est superbe, tant le trait avec Luigi Critone que la colorisation ( type aquarelle ) avec Lorenzo Pieri.

Une très bonne lecture du mois. Merci à mon libraire de troyes de m'avoir conseillé ce livre ! A découvrir

BONUS : le dessinateur au travail : http://www.dailymotion.com/video/x35351_crayonne_creation
http://www.dailymotion.com/video/x33yxx_lavis

C'est bien de redécouvrir les classiques


Comme c'est assez rare sur ce blog, je vais vous parler d'un grand classique : spirou tome 15 : z comme zorglub...
Je lisais spirou quand j'étais "bébé petit" et je ne me rendais évidemment pas compte à l'époque du génie que pouvait être Franquin. L'autre jour, j'ai eu l'occasion de relire un must du must de sa période spirou. Z comme zorglub. Les planches sont merveilleuses et l'histoire réellement trucululente et drôle. On retrouve le village de chapignac et tout ses habitants, le conte, des inventions complètement folles...et surtout l'arrivée monumentale de Zorglub !
Écoutez on en prend plein les yeux à chaque cases et on ne s'ennuie pas une seconde. Je comprend maintenant ce que veut dire "un grand classique de la bd" en relisant ce livre... Un conseil, relisez les spirou, tintin , astérix et autre schtroumpf de votre enfance ! 10/10

Un jolie conte celte...


J'aime la poésie qui se dégage de la culture celtique, j'aime leurs histoires poétiques peuplées de korrigans et autres fées... Je sais que ce thème est énormément à la mode en ce moment mais bien souvent les auteurs se cassent les dents dessus. Trop d'actions, trop héroic fantaizien...

Et là avec l'auberge du bout du monde j'ai trouvé une petite perle... exactement ce que je cherchais ! C'est un triptyque publié chez casterman inventé par le cerveau de Oger et mis en "p'tit mickey" par la main de prugne.

Voici un p'tit résumé trouvé sur le net : " Je vais vous raconter une histoire, Monsieur, une histoire passionnante et terrifiante à la fois, même pour moi qui l'ai vécue...
Peut-être vous sera-t-elle source d'inspiration, à condition toutefois de changer les noms de ceux qui en furent les protagonistes, ainsi que celui du lieu maudit où elle se joua..."
1822, sur la côte bretonne. Le petit Yann découvre le cadavre de la femme de l'aubergiste. Sa fille, la meilleure amie de Yann, Iréna, disparaît mystérieusement.
L'aubergiste ne se remis jamais de ce double malheur.
Mais un jour, Iréna réapparaît. Elle est devenue muette, mais elle se tient devant l'aubergiste. Nul ne peut dire ce qui lui est arrivé pendant toutes ces années...
Bien des années après, un aubergiste raconte cette histoire à un client, un écrivain...

Le dessin tantôt sombre où lumineux alterne à merveille. La mise en couleur à l'aquarelle donne un ton particulier, à la fois fragile, bourré d'émotion ( exactement ce que véhicule l'histoire). La narration est fluide, et le lecteur a toujours envie de poursuivre sa lecture. 3 tomes agréables, grands publics qui nous entraînent dans un conte magnifique 8.5/10

De la pure poésie...


Après avoir admiré quelques planches à bd boom de Michel Plessix ce week-end, j'ai décidé de franchir le pas et d'acheter d'occasion le premier tome du vent dans les sables pour me faire une petite idée !

L'univers est charmant, poétique comme j'en ai rarement eu l'occasion d'en lire en bd. Ce titre, outre son coté enfantin convient également à tout les grand dadets que nous sommes tellement l'écriture est fine et la narration parfaite.

On suit quelques héros animaliers ( rat, taupe et crapaud ) qui vont quitter le Bois Sauvage et partir en bien malgré eux dans un voyage fabuleux. La narration est lente mais cette lenteur apporte avec elle une saveur particulière.

Le dessin ( ce qui m'a fait franchir le pas à l'origine je le rappelle) fourmille de détails et de petits jokes. En regardant une case lors de l'expo je me suis demandé comment Plessix pouvait dessiner des objets si minutieusement et si petits. La couleur dans tout cela gâche un peu l'ensemble... mais est de très bonne qualité tout de même. Je suis peut être un peu sévère vis à vis de la colorisation car je ne peux avoir un avis objectif après avoir observé des planches originales.

Une très bonne surprise qui convient à tout les publics... petits, grands... j'adore 8,5/10

Le tome 2 :



Toujours cette poésie, cette lenteur dans la narration, son coté british ! Vraiment très bon. La mise en scène des planches est bourrée de recherche, d'originalité et le dessin est toujours aussi fin !
Une grande réussite notamment la scène où crapaud va aux toilettes ! Une saga pour petits et grands.